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Bilan carbone d’une requête Google : info ou intox ?
Faire une requête sur un moteur de recherche rejette du gaz carbonique. Selon plusieurs études indépendantes, pour toute demande, Google émettrait entre 6 et 7 grammes de CO2.
De plus, les internautes utilisent un ordinateur affichant une puissance moyenne de 300 watts. Ainsi, pour une visite d’une minute, il émet 7 grammes de gaz carbonique, presque autant que chez Google. Au final, à 13 grammes (6 pour Google, 7 pour l’internaute), et multipliés par les quelques 200 millions de recherches effectuées quotidiennement, on arrive à 2 600 tonnes de CO2 rejetées, soit autant que le Japon en six mois !
Google ne s’est toutefois pas laissé faire et avance qu’une recherche sur son moteur aboutit en moyenne en 0,2 seconde, ce qui entraîne la consommation de 0,0003 kWh d’énergie, ou une émission de 0,2 gramme de CO2.
Alors qui croire ? D’autant plus que le physicien de Harvard à l’origine de la première étude a depuis démenti l’interprétation qui en a été donnée ! En outre, la traduction d’une consommation électrique en CO2 ne va pas forcément de soi, les énergies alternatives montant rapidement en charge dans ce domaine, en particulier chez Google justement, l’électricité n’est pas forcément productrice de CO2…
Quoiqu’il en soit, le débat est ouvert et pour aller jusqu’au bout de la réflexion, peut être devrions-nous nous poser la question de savoir quel serait le coût écologique d’une recherche sans internet et Google, en faisant plusieurs heures de recherches papier et en devant se déplacer à la bibliothèque !